Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

samedi 2 août 2008

Je suis un as de l'informatique !

Mon "Monsieur PC" prenant des vacances bien méritées, c'est donc sans consulter personne que, cogitant à m'en faire éclater les neurones, je suis parvenu à réparer la connexion wifi de mon ordinateur portable (le même que celui de James Bond, à la fin de Casino Royale, à Venise).
Cette victoire sur les technologies actuelles ensoleille cette journée parisienne bien maussade.
De plus, j'ai trouvé dans le petit sachet de documentation de ce PCJamesBond, une carte, qui, glissée dans l'ouverture prévue à cet effet, me permet d'introduire la "memory card" de mon appareil photo Lumix sans avoir à relier ce dernier par un câble disgrâcieux et malaisé à manipuler.
C'est par ce procédé que vous allez pouvoir contempler dorénavant mes images personnelles.

vendredi 1 août 2008

Rien ou presque.

Aujourd'hui, je n'ai pas envie d'écrire.

jeudi 31 juillet 2008

31 juillet 1914 : ils ont tué Jaurès !

mercredi 30 juillet 2008

Quel est le plus beau film du monde ? (32)


Affiche française (1971)



Le rôle d'une vie pour Dustin Hoffman, qui ne fut jamais meilleur.


Jack Crabb (Dustin Hoffman) a 121 ans et prétend être l’unique survivant du massacre de Little Big Horn. Il raconte son histoire qui débute en 1859. Jack a alors 10 ans et est recueilli par une tribu Cheyenne qui le surnomme Little Big Man


"Plutôt qu'un western, Little Big Man serait un film sur la guerre de colonisation, un film qui se situerait non sur une frontière géographique mais sur des limites mouvantes d'une nation avant tout commerçante. Jack Crabb est moins un personnage de western qu'un visiteur de l'Ouest, un individu qui est entre deux cultures et qui, quoi qu'il arrive, essaie de vivre à l'endroit où il se trouve. Jack Crabb est quelqu'un qui passe toujours à côté des choses, qui reste à l'écart des événements définitifs. Il faut remarquer que toute son histoire part de l'affirmation suivante : je suis le seul survivant blanc de la bataille de Little Big Horn, alors que nous savons, nous, qu'il n'y en eut aucun." Arthur Penn

Histoire d’un destin.
Tragique, burlesque, épique.
Little Big Man, d’Arthur Penn (1970) est un chef d’œuvre.
Un vrai.

mardi 29 juillet 2008

A contrario

Depuis toujours, j'ai un problème avec les serveurs de brasseries.
Entre eux et moi, ça ne fonctionne pas : je suis souvent transparent physiquement me semble-t-il et j'ai beau les héler timidement d'abord, puis vigoureusement, je tombe toujours sur des spécimen en voie de beethovénisation.
En outre, je suis persuadé que les serveurs de brasseries, en un vaste complot, ont décidé de m'humilier publiquement chaque fois que je m'attable en terrasse.
Vous avez dû constater vous même combien le "demi" tout simple, tout bête, le "moins cher"quoi, a déserté les troquets : vous demandez un demi, et votre interlocuteur vous assène : - Grimbergen, Leffe, Gueuze, Amberfligenstein, Superpilshypercher ?
En ces lieux, une 1664 devient un produit honteux pour économiquement faible qui n'a qu'à boire son coup sur un banc s'il est pas content.
Dimanche, donc, je demande hyper gentiment, voire humblement, une "blanche" pression sur cette terrasse en attrape-touristes sur l'Ile de la Cité.
Quelle idée aussi ? Mais quelle soif et quelle envie irrépressible de "blanche pression" !
Le serveur de brasserie me désigne une table voisine où un coréen (ou autre asiate en goguette) déguste une "blanche" dans une citerne :
-La même, Monsieur ? me sort le "garçon" (terme considéré aujourd'hui comme l'insulte suprême, quand Sautet en fit un film pétillant avec Montand).
-Euh, vous n'avez-pas plus petit, un demi, quoi, voyez, 25 centilitres ?
-Aaaaaaaaaaah, une "toute petite blanche", alors ?!
Et le serveur s'éloigne, hurlant "une toute petite blanche pour le monsieur à la 3 !".
Je me suis senti tout petit.

Je cherchais ce matin du Cognac de cuisine, parcourant en vain les allées du Monoprix (qui, entre parenthèses, est devenu un "Fauchon" bis, tant les prix y sont prohibitifs).
J'avise un employé garnissant les rayons ; lequel, constatant l'absence de la flasque désirée, s'est empressé d'aller m'en quérir dans les cartons pas encore déballés.
Eh bien, voyez-vous, ça redonne confiance en l'espèce humaine.
Metz, c'est vert.

Mais est-ce sévère ?

(Photos de l'auteur)

En l'espèce

"(...) Nicolas Sarkozy est le liquidateur d'une certaine forme de conception de la République, liquidateur d'une tradition de politique étrangère en France basée sur l'indépendance nationale, liquidateur aussi de notre modèle social."
-Pierre Moscovici-
Ce n'est pas ici qu'on le contredira.

lundi 28 juillet 2008

Tous ne sont pas en Avignon


On dit que cette année le festival « off » d’Avignon accueille près de 1000 spectacles (en comptant les artistes et compagnies qui ont déserté depuis longtemps faute de spectateurs).
Le « off » d’Avignon, créé lors des grandes remises en question du milieu des années 60, est devenu une grande foire du « théâtre » où le pire côtoie le meilleur, de « café-théâtre de boulevard » mêlant allègrement histoires égrillardes de fin de banquet et pseudo-pièces bâties autour d’un titre racoleur (Couscous aux lardons !) en spectacles du meilleur niveau comme ceux de la troupe « Comédiens et Cie » dont j’ai eu l’occasion de parler ici.
En Avignon, où je ne suis pas allé cette année, une poignée de copines et copains de grand talent se défoncent sur les planches quotidiennement pendant 3 semaines : cette année, outre ce cher Gustave Parking, un habitué, on peut applaudir l’excellente Karine Lyachenko, un Olivier Perrin plus provocateur que jamais, Eric Antoine (réalité ou illusion ?) au physique beethovénien en des one-man (et woman) show de haute volée.
Mais pour la première fois, donc, depuis près de 10 ans, j’ai évité les chaleurs moites du festival et ses foules bruyantes sans regret aucun.

Je n’ai pas hésité cependant, en compagnie de l’ami J.B en son confortable carrosse (c’était vendredi dernier) à aller jusqu’à Metz et, de là, en un improbable village du nom de Buding, pour fêter l’anniversaire d’Eric Mie, comédien-humoriste-chansonnier-chanteur et j’en passe, qui, en cet été 2008 incarne 3 personnages dans une adaptation réussie d’un « Till l’espiègle » (« Ulenspiegel » en langue flamande) où des comédiens professionnels se mêlent à des amateurs du lieu.
Fresque paillarde, chanson de geste, ce Tyll, donné en milieu naturel à des années-lumière de la civilisation, par une troupe plus qu’impliquée, est un spectacle revigorant contant les aventures du héros flamand, symbole de résistance à l’envahisseur de toute origine.
J’avais lu, dans l’enfance, l’histoire de ce personnage qui, au-delà de ses facéties, est de la race des grands agitateurs, défiant toute forme d’autorité, politique ou religieuse.
J’avais vu aussi le film que réalisa et interpréta Gérard Philippe, ce grand acteur dont la gloire inonde encore la cour du Palais des Papes… en Avignon !
Celle du moulin de Buding, vendredi, respirait le même amour du théâtre, cher à Jean Vilar, la même joie de jouer la comédie, la même énergie.
Ça valait bien les 600 bornes aller-retour de ce voyage-éclair.

Gérard Philippe dans "Les aventures de Till l'espiègle" de J.Ivens et G.Philippe -1956-

Le "Tyll 2008" prend un spectateur à partie.

Après Mounet-Sully et Charles Dullin, Eric Mie ?

1, 3 et 4 : photos de l'auteur

dimanche 27 juillet 2008

Vérole

Mon Pc portable (le même que celui de James Bond, c'est dire) est infesté depuis quelques jours par de méchants virus que je ne parviens pas à éradiquer.

D'où une cadence de parution quelque peu irrégulière.

y faut lire !

vendredi 25 juillet 2008

Mémoire...



Elizabeth Taylor & Montgomery Clift dans "A place in the sun" de G.Stevens.

jeudi 24 juillet 2008


Jouer comme un cochon.
Je dois m'appliquer le précepte : il faut jouer quotidiennement.
Depuis hier, j'ai engagé une lutte féroce avec le piano de l'Atelier : mes doigts sont des fetuccini, des douleurs à la limite de la crampe irradient mes avant-bras, mon dos proteste, des pièces faciles me résistent, j'ai massacré un Mendelssohn que j'ai joué mille fois pourtant auparavant, Chopin me fait la gueule et Bach, avec ses doigtés tout en substitutions me regarde de haut, méprisant, de son cadre de la salle Glenn Gould.
Un pianiste doit jouer, jouer, jouer.

Mois sans "r".
Je dois m'y prendre à deux fois avant d'obtenir un "r" du clavier de mon indispensable Vaio.
J'ai eu beau lui administrer de l'air comprimé à haute dose, rien n'y fait.
Quant à démonter la machine pour pousser plus avant le nettoyage, chacun connaît mes capacités en matière de bricolage...
Donc, si de temps en temps, un "r" saute, amusez vous à lire le texte avec l'accent de la domestique noire d'Autant en emporte le vent ; vous verrez, c'est très drôle.

Lang au pilori.
Le lynchage est devenu l'occupation préférée des hommes politiques de tous bords.
Au PS, on n'a rien de mieux à faire en ce moment que de tirer à boulets rouges sur l'ancien Ministre de la Culture, l'accusant d'avoir "rallié" sarko à l'occasion du vote sur la constitution à l'élaboration de laquelle il participa.
Hier dans le monde, mon copain Christophe Caresche se joignait à Valls, Gorce et Le Guen, députés PS comme lui, pour s'interroger sur la manière de s'opposer, regrettant presque le vote négatif de son groupe lors du Congrès.
Bref, comme le dit Lang, s'opposer en disant "noir" quand la majorité dit "blanc" et vice versa, lui semblerait peu constructif.
Je ne suis pas loin de penser la même chose, perplexe.
Contester à Jack sa qualité d'homme de gauche ne me viendrait en tout cas pas à l'idée : le bonhomme a fait ses preuves depuis longtemps et son attitude est à mon sens cohérente.
Dans le concert de réprobations émanant des "caciques" socialistes, Delanoë fait entendre un son dissonnant, appelant le parti à serrer les coudes (et donnant de manière sous-jacente l'absolution à Lang, si j'ai bien compris).
C'est mal parti ; le congrès de Reims sera sanglant.

Edvige.
Je ne l'ai pas précisé tant ça va de soi : j'ai signé la pétition (voir ci-dessous) contre le fichier scélérat.
Les socialistes s'honoreraient de combattre cette ignominie plutôt que de pratiquer une opposition "à oeillères" à des dispositions qu'ils réclament depuis... les années 80.

Travaux publics.
J'apprécie particulièrement Paris au mois d'août : vidée de la majeure partie de ses habitants, la capitale entre en sommeil permettant une circulation aisée, l'utilisation des "Vélib'" en sécurité accrue, et un calme retrouvé.
Las, cette année, les engins bruyants ont envahi mon quartier où la réfection d'une grande partie de la chaussée est en cours.
Pas de chance.

Et aussi :

Arrestation de l'enseignant Sami Benmeziane le 14-06-2008 à Nantes, France. On lui reproche un comportement violent face à une intervention policière :

Important


"Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST). A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées. En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ». Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives … La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois. Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée. Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée. Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques. C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel : - exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit, - sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant, - s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE." Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.ras.eu.org
Il faut signer ici.

Contre-pub

mercredi 23 juillet 2008

Le blog de François Simon

Slurp !

François Simon, c'est ce critique gastronomique qui, sur la chaîne Paris Première, nous fait découvrir un restaurant en caméra cachée, détaillant chaque plat d'une voix à la limite de la gouaille.
Il avait pondu un livre qui tient une place de choix dans ma bibliothèque : "Comment se faire passer pour un critique gastronomique sans rien y connaître" (50 leçons pour être bien traité au restaurant) - Albin Michel éd.
Ce monsieur est donc un bienfaiteur de l'humanité qui tient blog ici : Simon~Says.
Ne pas vous le recommander serait criminel.

Je ne peux joindre la photo du personnage qui, depuis plusieurs années, préserve soigneusement le plus strict anonymat.
Pour la bonne cause.

Retour dans mes terres

De retour à Paris où la chaleur m'a attendu pour se manifester.
J'étais parti là-bas :

Ma premières expérience positive (fouinez dans cette gazette jusqu'en juillet 2007) m'a incité à retourner sur les lieux où j'ai passé un excellent séjour, merci, dont trois jours "chez l'habitant" où je me suis tanné le cuir dans un cadre très "jardin de curé" entre chats et oiseaux.
Il y eut notamment un dimanche hors du temps en repas "de famille" bien arrosé et sieste dominicale prolongée sous un soleil brûlant faussement adouci par un vent marin en trompe l'oeil.
La Rochelle bénéficie d'une qualité de vie que j'ai déjà vantée donc, l'an dernier : vacanciers presque friqués mais sans ostentation, familles à vélo en files indiennes, adolescents s'enivrant le soir sur la promenade à l'abri des adultes (c'est donc vrai que notre jeunesse se saoule à tout va !), ambiance "écolo" (les premiers vélos en libre-service ont fait leur apparition ici il y a plus de trente ans !), ambiance "clean", reposante, idéale pour parisiens stressés, prix presque sages en cette période de surcoût de la vie, bref, je conseille...

Laideurs ordinaires

Revenir oublier ?

lundi 21 juillet 2008