Après Rome, c'est Londres qui passe aux mains de la droite.
Le nouveau maire, Boris Johnson, est un battant, comme le prouvent ces images (c'est le blond au maillot rouge) :
Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
samedi 3 mai 2008
vendredi 2 mai 2008
Musique de film
La musique, dans "There will be blood" tient un rôle essentiel.
Anderson choisit notamment 2 extraits d'oeuvres très opposées (si tant est que l'on puisse "opposer" deux périodes musicales) : le mouvement "Vivace" du Concerto en Ré Majeur de Brahms et le "Fratres for violin and piano" d'Arvo Pärt, compositeur contemporain très utilisé au cinéma ces derniers temps (le thème lancinant du "Gerry" de Gus Van Sant).
Choix extrêmement inspiré, car les deux thèmes imprègnent le film sans jamais le cannibaliser comme souvent.
Ci après, un intéressant film d'animation sur la musique d'Arvo Pärt, et des images plus "classiques" qur le Cto de Brahms, avec, excusez du peu, Gidon kremer dirigé par Leonard Bernstein !.
Un acteur
Le dernier des mohicans
Gangs of New York
There will be blood
La dernière fois, c'était pour "There will be blood" de P. M. Anderson ("Boogie Nights", "Magnolia") et il a eu l'Oscar du meilleur acteur;
Je crois d'ailleurs, que Day Lewis est le meilleur acteur actuel.
Il suffit pour s'en convaincre de voir ce film extraordinaire (dans tous le sens du terme) qui ne ressemble à aucun autre, d'une construction particulière, qui narre l'histoire d'un prospecteur pétrolier, Daniel Plainview, à l'aube de la civilisation industrielle et jusqu'à la crise mondiale de 1929.
D.D.L. tourne peu mais sait ce qu'il tourne, d'Au nom du père, en 94, où il incarnait un jeune irlandais, soupçonné de terrorisme, aux prises avec une justice aveugle.
Il fut le "Dernier des Mohicans" de Michael Mann, souple, félin, faisant honneur au beau roman de Fenimore Cooper qui exalta mon enfance.
Il fit oublier un Di Caprio pas encore assez mûr dans le déroutant "Gangs of New York" de Scorsese où il fut un impressionnant "Bill le boucher" .
Dans "There will be blood", sans aucun doute LE film américain de l'année (avec, allez, celui des frères Cohen où le vieil homme n'a pas de patrie), il est carrément stupéfiant, notamment dans les vingt premières minutes où, sans qu'aucun mot ne sorte de sa bouche, il explose l'écran.
C'est un acteur, un vrai.
jeudi 1 mai 2008
Dans la rue, 1er mai 2008

Leader

De Colombie...

Toujours là.

Anars oui, mais fédérés !

Le Sri Lanka comme le Kosovo, nous disent-ils...


Et pas de Cuba Libre ?

Salariés du groupe Le Monde

En pré-retraite.
La dernière fois que j'ai assisté à un défilé de 1er mai, c'était en 2002 entre les deux tours de la présidentielle où Le Pen parvenait à se hisser en finale.
Son ombre planait sur une manif gigantesque où j'allais avec Véra Belmont, car toutes les catégories socio-professionnelles y participaient.
L'an dernier c'était le meeting-concert de Ségolène Royal au stade Charléty qui donnait l'illusion que tout était encore possible (remember).
Aujourd'hui, dans un Paris vidé de ses parisiens en "pont", alors que le pays craquèle de toutes parts sous les coups d'une politique délirante, aveugle, il faut bien avouer que ce défilé "unitaire" ne marquera guère l'histoire des luttes sociales.
Il est vrai que d'autres manifestations, plus "ciblées", vont mettre à nouveaux employés, salariés, exclus, dans les rues en un mois de mai qui s'annonce chaud, mais sans commune mesure avec ce que l'on a connu il y a 40 ans, alors qu'à mon sens la situation est beaucoup plus préoccupante qu'à l'époque.
Petite représentation des lycéens et étudiants, mais il est vrai que la zone C est en vacances scolaires.
Dans les slogans en mots d'ordre, on entend bien sûr énormément de revendications sur les retraites, et la régularisation des travailleurs sans papiers semble être également au coeur de l'évènement.
Peu de forces de police pour une "manif" assez "pépère".
En attendant plus ?
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Choses vues,
Epoque,
Politiques,
Vu dans la vraie vie
Journée studieuse
Si vous ne l'aviez pas vue...
3 mai : tiens donc, contenu effacé !?
Qu'à cela ne tienne, youtube l'a conservée :
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Surveillé par Nicolas Prencen
mercredi 30 avril 2008
Respire et éternue !
Ah ça, elles respirent les chaussures Geox : quelques mètres sur le sol détrempé de ce joli mois d'avril finissant, et grâce aux troutrous de votre paire de jintox vous êtes bon pour la rinopharyngite du siècle !
Il a osé !
La dernière de Barbelivien, caution culturelle de notre vénéré (énervé) président.
Vous n'êtes pas obligés d'écouter jusqu'au bout !
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Musiques
Qu'avons nous fait de nos 20 ans ?
Cette année-là (!), le groupe Impact jetait ses derniers feux dans les théâtres de verdure du sud de la France, en "américaine" de Michel Delpech qui dansait en coulisses quand nous jouions "Je m'éclate au Sénégal" des Martin Circus et nous avouait sa phobie de la foule en même temps qu'une sinusite chronique.
Sylvia et Johnny du Voom Voom m'avaient repéré et me demandèrent si je voulais tenir les platines du grand club juanais : ça conférait, à cette époque, un immense prestige et, surtout, ça garantissait des revenus (les premiers "vrais" salaires) confortables qu'on dilapidait en restos et en sorties diverses.
Ca ouvrait la porte aux amours de passage, considérés chacun comme une victoire dont on ne voyait pas à quel point elle était dérisoire.
Il y avait du soleil, chaud comme jamais, et Anthony Quinn nous payait des pots au Cameo, un rade improbable du vieil Antibes où je louais mon premier studio à moi sur la place Nationale composant des chansons sur un Kawai droit loué, car j'aurais brisé le coeur de ma mère si j'avais emporté le Grotrian Steinweg, roi du salon aux Tritons, dans l'appartement familial (je ne le récupérai qu'en... 1997 !).
L'hiver, j'écumais bars et boîtes interlopes, escorté de voyous qui tenaient absolument à assurer ma protection et l'on ne pouvait me chercher noise.
Un soir pourtant je fus "dommage collatéral" d'une violente bagarre dont ma dentition garde encore les traces et eus droit aux plates excuses d'un "cake" dont le poing droit avait malencontreusement rencontré ma mâchoire.
Une autre fois, on me piqua mon "Ciao" : le délinquant, apprenant à qui appartenait la bécane, le rapporta fissa dans le garage, aux "Tritons" avec un petit mot où il avait écrit "je t'ais mis de l'essance".
Ton anniversaire, cher jeune disciple et ami, fait affluer ces souvenirs.
Vis pleinement tes vingt ans, dont je ne dirai pas qu'ils sont le plus bel âge en lieu commun éternellement ressassé, mais dont je souhaite qu'ils soient à l'origine d'une vie d'homme toujours exaltante et enrichissante.
Souffle les bougies et fais une bise à ton piano de ma part.
Ceci était un message personnel exceptionnel entre deux êtres forcément exceptionnels.
Les sonates de Beethoven
Est-ce l'effet d'une hallucination ?
Le Beethoven en buste qui trône sur mon piano a, depuis quelques jours, le sourire.
Il n'aura jamais autant entendu (oui, il est guéri !) ses oeuvres ici diffusées à longueur de journées depuis que Léonard B. m'a prêté un plein caddy de sonates par les grands interprètes, de Gilels à Brendel en passant par Arrau, et même Annie Fisher qui est une rareté.
Six coffrets, pas moins, qui me donnent l'occasion de comparer les interprétations, de disséquer cette oeuvre monumentale, de changer chaque jour d'avis : selon l'humeur du moment, on préfèrera la version Gilels de l'Hammerklavier quand, hier, on ne jurait que par Kovacevitch.
Au lever, par exemple, on sera sensible au jeu d'Alfred Brendel, tellement à l'opposé d'un Richter, tellement "allemand schubertien" (c'est d'ailleurs Brendel qui, il y a quelques années, m'a donné enfin les clés de Schubert).
Il faut ensuite réaliser la synthèse, mettre de l'ordre dans ce bouillonnement d'informations pour dégager sa propre vision et en tirer la substance pédagogique.
Tout est dans le texte, bien sûr, et Richter détestait jouer de mémoire, car, disait-il, dans ce cas, on "interprète" : c'est l'éternel conflit entre la rigueur et l'idéalisation d'une oeuvre.
Je n'aurai qu'un regret, celui de ne pas avoir entendu les sonates par Ludwig van B. lui-même !
S.Richter- 1er mouvement sonate "Appassionata"
On reconnaîtra un thème utilisé par S. Gainsbourg, qui piocha allègrement dans le répertoire "classique".
Je ferai un billet dès que possible avec les originaux et les copies.
mardi 29 avril 2008
Venise, vidi, vici (7) Séance diapos :
Le grand capital au service de l'art : pourquoi pas à Paris ?
David et Goliath
Jacob et Delafon sont sur une gondole
Ici aussi, les cinémas...
Colmater, toujours...
Femme seule prenant les eaux
Très tendance partout.
La meilleure façon de "tchater".
En terre chrétienne, même au resto.
Pipi à 6,56 francs.
Chez Lida, où j'habite (mais pas de piano !)
Derrière la Fenice, l'ombre de la Callas rode...
L'adresse vénitienne de l'UMP depuis les municipales.
Nota : pour un meilleur confort visuel, cliquez sur les photos afin de les agrandir.
La Dolce Vita: la Fontana di Trevi
Anita, Marcello, la fontaine, et la musique de Nino Rota.
Cinéma majuscule.
Vivement dimanche

Michel Trotski
Léon Drucker
Après la religieuse du dessert dominical et pendant l'apéro d'après vêpres, les mamies habituées au ronron de l'émission de l'ex gendre idéal, doivent s'attendre à un sacré bouleversement dans leur programme préféré : Jean Ferrat viendra chanter "Potemkine" (mais personne ne parlera, soyez en sûrs, des marins de Cronstadt massacrés par Trotski), le générique de début d'émission s'étant déroulé sur fond d'Internationale revisitée "tektonik".
On sait que la participation du gentil facteur à la gentille émission du tandem Drucker/Coquet, où le comble de l'irrévérence est incarné par Anne Roumanoff, fait remous au sein de la LCR.
Le jeune porte-voix, brillant communicateur, devrait donc rallier les ménagères de 50 ans et leurs époux légèrement sonnés par le(s) petit(s) "calva" dominicaux au partage des richesses, et ça, c'est bien.
On tremble cependant à l'idée que la fille du sénile de Saint Cloud puisse demander, au nom de l'équité, à être reçue à son tour sur un plateau aussi accueillant.
Car enfin, on sait bien que si la "prod" fait appel à mon aimable voisin du 18è arrondissement, c'est parce que l'homme est "bon en télé".
Un sacré "bon client" même.
Comme semble l'être la Marine qui, maligne, vient de condamner les propos de son papounet sur le "détail" dans un désir évident de modernisation d'un parti qui prend l'eau.
Mais je digresse tout en faisant attention à ma ligne (politique)...
Dans l'émission du 11 mai, on sait déjà comment les tâches seront réparties : le MC posera les questions qui ne fâchent pas (vos enfants, vos loisirs, votre passion pour -je suppute- la pêche à la ligne, vos lectures, vos humoristes, vos goûts musicaux...) et Sérillon relèvera le niveau (comme il l'a toujours fait en tous temps et en tous lieux) en essayant de mettre à jour le personnage sur un plan plus politique.
A la fin, Roumanoff, sur des textes de Mabille, viendra taper sur Sark et tout le monde rigolera, complice... d'un instant.
Et Drucker, d'un air entendu concluera par "M.le président, si vous nous regardez...".
Ca m'excite déjà.
Fafa 2, ze riteurn
Laurent Fabius "n'exclut pas" d'être à nouveau candidat à la candidature pour la présidentielle de 2012.
Avec ce que l'on a actuellement, je suis sûr qu'il y a des millions d'électeurs potentiels... pour lui ou un(e) autre.
Pendant ce temps, les romains (ils sont fous !) ont élu un ex-néo-fasciste qui arbore fièrement une croix celtique en pendentif.
Lequel mussolinien se félicite que NS soit bientôt président de l'Europe.
Un axe Paris-Rome semble se dessiner.
Angela boude.
64%...
d'opinions négatives.
Nick Sark vient d'entrer dans le Livre des Records.
Félicitations.
Libellés :
Epoque,
Nick Sark,
Surveillé par Nicolas Prencen
dimanche 27 avril 2008
Mule chargée
Mon frère assistait hier soir au "Bling Bang" du Caveau de la République et me disait être stupéfait, voire excédé de ce déferlement d'anti-sarkozisme d'un bout à l'autre du spectacle, remerciant G. Détroit de lui avoir permis de souffler quelque peu.
Il m'arrive moi-même de me dire que, c'est vrai, nous chargeons quelque peu la mule pendant ces deux heures et quelques (presque 3 quand Paulo est en forme, comme hier !).
Moi le premier, d'ailleurs, qui livre d'entrée un billet d'humeur qui tourne autour de "lui" et de ses affidés.
Qu'on le veuille ou non, la politique en ce pays, actuellement, tourne autour du personnage qu'il est devenu obligatoire de lyncher en permanence : mais qui a armé les bourreaux ?
Il est vrai que personnellement, il y a quelque chose qui me dérange dans ce maelström où tous, nous nous sommes engouffrés avec délices.
Le public, lui, pourtant, en baromètre permanent de l'opinion, semble ravi de ce jeu de massacre presque toujours humoristique, jamais obscène quand c'est Adam qui s'y livre avec un talent qui en fait oublier et pardonner les excès.
Et l'autre, maintenant, a beau jeu de jouer les victimes, de se signer en évoquant ses erreurs, d'adopter un profil bas en modeste martyr.
C'est de bonne guerre.
C'est la guerre.
Est-ce satisfaisant ?
Le duo Lobo et Mie est de retour au Caveau.
Les accompagnant chaque soir, je vérifie qu'ils ont bien du talent.
Essentiellement quand ils chantent.
Le programme, hier soir, était judicieusement équilibré : chansons, magie humoristique avec un Eric Antoine exceptionnel dont on reparlera et sketches des 3 piliers de la maison.
En cette période de vacances, le public de provinciaux en goguette dans la capitale nous "porte", chaleureux, généreux, comme les parisiens ne savent plus l'être.
En cette saison 2007/2008 nous assistons à un très net rajeunissement de l'assistance : seules les matinées sont encore majoritairement fréquentées par les 60 ans et plus.
Ce qui m'épate, c'est que sans la moindre pub (à part un petit encart dans Pariscope), le Caveau attire du monde.
Et Venise est encore debout.
Il m'arrive moi-même de me dire que, c'est vrai, nous chargeons quelque peu la mule pendant ces deux heures et quelques (presque 3 quand Paulo est en forme, comme hier !).
Moi le premier, d'ailleurs, qui livre d'entrée un billet d'humeur qui tourne autour de "lui" et de ses affidés.
Qu'on le veuille ou non, la politique en ce pays, actuellement, tourne autour du personnage qu'il est devenu obligatoire de lyncher en permanence : mais qui a armé les bourreaux ?
Il est vrai que personnellement, il y a quelque chose qui me dérange dans ce maelström où tous, nous nous sommes engouffrés avec délices.
Le public, lui, pourtant, en baromètre permanent de l'opinion, semble ravi de ce jeu de massacre presque toujours humoristique, jamais obscène quand c'est Adam qui s'y livre avec un talent qui en fait oublier et pardonner les excès.
Et l'autre, maintenant, a beau jeu de jouer les victimes, de se signer en évoquant ses erreurs, d'adopter un profil bas en modeste martyr.
C'est de bonne guerre.
C'est la guerre.
Est-ce satisfaisant ?
Le duo Lobo et Mie est de retour au Caveau.
Les accompagnant chaque soir, je vérifie qu'ils ont bien du talent.
Essentiellement quand ils chantent.
Le programme, hier soir, était judicieusement équilibré : chansons, magie humoristique avec un Eric Antoine exceptionnel dont on reparlera et sketches des 3 piliers de la maison.
En cette période de vacances, le public de provinciaux en goguette dans la capitale nous "porte", chaleureux, généreux, comme les parisiens ne savent plus l'être.
En cette saison 2007/2008 nous assistons à un très net rajeunissement de l'assistance : seules les matinées sont encore majoritairement fréquentées par les 60 ans et plus.
Ce qui m'épate, c'est que sans la moindre pub (à part un petit encart dans Pariscope), le Caveau attire du monde.
Et Venise est encore debout.
Libellés :
Epoque,
Spectacle,
Surveillé par Nicolas Prencen
samedi 26 avril 2008
Laisse les fantômes à Venise
Je sais : y'avait longtemps.
L'avantage, c'est que vous le prenez au degré que vous voulez !
L'avantage, c'est que vous le prenez au degré que vous voulez !
Dura lex sed lex (du marché !)
T'as quel âge ?
Mamé possédait ce modèle : souvenirs de grenadine à l'eau.
L'entreprise est en danger.
Nos verres de cantine doivent rester dans notre patrimoine !
Libellés :
Colères et indignations tous genres.,
Epoque
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