Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

mercredi 28 février 2007

MONA


Aux "Victoires de la Musique Classique", en direct de la salle Pleyel, au coeur du choeur ... de la Maîtrise de Radio France, sur une mélodie adaptée de la sonate dite "Clair de lune" de Beethoven.
Regardes tu passer un rêve ?
Vivement mercredi prochain : Mozart nous attend !

Merci Michel

J'ai signé.
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/elysee_2007/20070227.OBS4464/avant_quil_ne_soit_trop_tard.html

Avant qu'il ne soit trop tard

J'aurais pu signer ça :
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/elysee_2007/20070227.OBS4464/avant_quil_ne_soit_trop_tard.html
Ainsi, ils n'ont pas tous déserté !

COMEDIENS EN ETAT DE GRACE


Après le "Théâtre de l'Oeuvre", c'est le "Théâtre de Paris" dirigé par Stéphane Hillel qui accueille, jusqu'au 1er avril, la pièce d'Harold Pinter.
Merveilleuse soirée que celle d'hier où la performance de Robert Hirsch, présent sur scène du début à la fin, soit pendant près de deux heures, m'a subjugué.
Le "vieux" comédien, vif, habité, torve, trouve ici un texte à sa démesure, en clodo baroque qui fait parfois penser au "Boudu" de Jean Renoir.
Une énergie de chaque instant, jamais de cabotinage, une écoute permanente, une disponibilité, un talent "monstrueux" qui porte ses partenaires jusqu'à ses sommets :
Samuel Labarthe, impressionnant dans un rôle ingrat, semble échappé de "Vol au dessus d'un nid de coucou".
Cyrille Thouvenin qui ne se contente surtout pas d'être jeune et beau donne à son personnage une vraie profondeur, occupant l'espace d'une fougue dévastatrice.
Trois comédiens en état de grâce au service d'un texte sans concessions, mis en scène avec efficacité par un Didier Long très inspiré.
Décor unique sans chichi comme c'est souvent le cas dans ce (beau) théâtre, au service de la pièce et d'elle seule.
Pour couronner le tout, au Wepler, le beurre était tendre à souhait (voir ci-dessous).
Merci Sissi, si, si !

Scandale inadmissible : vive le mou, à bas le dur !

Messieurs les hôteliers français, et plus particulièrement vous, les tenanciers d’établissement « 2 étoiles », je me décide aujourd’hui à laisser libre cours à mon indignation trop longtemps contenue.
Oh, messieurs les cafetiers, ne croyez pas vous en sortir à bon compte : vous aussi participez à ce complot que personne, à ma connaissance, n’a dénoncé jusqu’ici.
Jusqu’aux patrons de certaines brasseries qui se laissent aller à cette navrante pratique que je qualifierai de fasciste, et je pèse mes maux.
Pourquoi les nantis, les stars du cinéma et autres milliardaires seraient ils les seuls à profiter du mou alors que le voyageur lambda, le client de « Chez Jenny » moulu par une journée de car sur les routes verglacées au son de Radio Nostalgie, la mère de famille en vacances à Palavas les flots, flanquée de Ryan et Sharon insupportables et d’un mari embierré engraissé au Barthez, n’ont à se mettre sous la dent, c’est le cas de le dire, qu’une substance avoisinant le galet d’Etretat, surtout quand elle est salée.
Oui, vous l’aurez compris, je stigmatise aujourd’hui ces petits morceaux de béton empaquetés que les sadiques ci-dessus osent nous jeter lors de petits déjeuners gâchés à jamais, ou en accompagnement d’une assiette de bulots cuits qui, en ce qui me concerne, représentent le nec plus ultra du souper d’après spectacle.
Dans un cas comme dans l’autre, l’horreur vous attend, nichée dans son aluminium « indéchirable » (là, je me gausse), et j’imagine la « Jenny » planquée derrière son comptoir, ricanant d’une joie sadique et vengeresse.
Vous ouvrez avec fébrilité, après l’avoir tâté, effondré, votre beurre tout dur que vous allez devoir étaler sur la fine tranche de pain de seigle de rigueur ou sur le pain industriel d’une blancheur immaculée qui vous fera trouver la rime adéquate pour désigner ceux qui ont osé soumettre cette chose à votre appétit matutinal.
Si, comme moi souvent, vous n’avez pas pris soin de vous munir d’un couteau plat, pas pointu, hein, et, très important, « à dents », je crains de devoir vous prévenir que vous ne vous en sortirez pas !
Vous prélèverez dans ce petit pavé d’un centimètre et demi de côté (un seul par personne, eh oh, on est pas au Carletone) un toc de ce produit laitier que vous tenterez de tartiner en vain :
immanquablement la matière traversera le « pain » et se retrouvera lovée au creux de votre main.

Le mystère ne sera, en toute vraisemblance, jamais éclairci : pourquoi TOUS les hôteliers catalogués « budget » et « prix moyen » par le Guide du Routard, et leurs collègues choucroutiers, se sont-ils donnés le mot ?
Ségolène, faites quelque chose !


Avec un tranche de pain grillé ?

mardi 27 février 2007

Pour mon anniversaire, je veux :

Ce piano Fazioli vaut 135.000 € : cotisez vous (vous avez jusqu'au 19 janvier 2008).
La musica della forma e il disegno dei suoni si realizzano nel modello M. Liminal, progettato da Philippe Gendre ed NYT Line.
Come in musica i suoni si organizzano in consonanze e dissonanze, così le forme e i colori di M. Liminal si fondono in forme asimmetriche ma ordinate.Ispirandosi al mare, la forma del fianco ricorda il profilo di un’onda, mentre il colore nero-argento richiama quello di un delfino.Il rosso della tavola armonica e il nero del telaio di ghisa filtrano attraverso le trasparenze del leggio in plexiglas.

Humilités et cloclomania.

J'ai rapporté de Montpellier mes enregistrements sur microsillon dans divers concours de piano (Concours National, Académie Marguerite Long, Concours Madeleine de Valmalète etc.) que ma mère avait précieusement conservés.
J'avais 14 et 15 ans !
Il y a du Debussy (2 extraits de Children's Corner et une "arabesque"), du Chopin (Etude 7 de l'opus 25), du Chabrier (Bourrée Fantasque), du Liszt (Etude de concert : La Leggierezza) et la sonate en sol min. de Schumann que je ne me souvenais pas avoir jouée.
Les disques, épais comme des panisses, sont très abimés : ça crache, saute parfois et les saturations sautent à l'oreille.
Les preneurs de son étaient dans de petites cabines démontables et couvraient les concours sur toute la région (de Menton à Marseille).
J'ai écouté ça avec beaucoup de recul, comme je le ferais d'un élève : c'était excellent (presque toujours) et je comprends mieux le libellé de ces papiers cartonnés intitulés diplômes que je tenais pour de dérisoires colifichets.
J'aimerais bien jouer aussi bien ce répertoire aujourd'hui.
Je me plante pas mal dans le Liszt (c'était en 68, je n'avais pas assez travaillé, c'était les premiè-res amours...), mais la sonorité et la technique sont bel et bien là.
Le Chopin est superbe mais un peu "sec" : c'est sans doute la seule oeuvre que je joue mieux aujourd'hui, plus mûr, plus au fait des choses de la vie.
Dans la sonate de Schumann, je me suis bluffé.
Je vais la réécouter par Guilels : ça me calmera.
Je cherche quelqu'un pour transférer tout ça sur cd.


Ca en étonne plus d'un(e) : en cette période où le piano occupait une place si essentielle que mes études s'en allaient à vau-l'eau, entre deux sonates des Beethoven, je me démenais comme un sauvage sur les chansons du monsieur ci-dessous.
Attention, c'était avant la période "col pelle à tartes, pattes d'eph, paillettes" et après la période "yéyé".
Les émissions de J.Christophe Averty, premier véritable créateur télévisuel, faisaient souvent appel à ce ludion déchaîné, danseur exceptionnel, batteur de talent, qui symbolisait à mes yeux le Spectacle.
Je n'ai découvert que bien après que les chansons étaient issues du répertoire des "Suprêmes" ou des "Four Tops", stars de la Tamla Motown.
J'étais fan de cet encore jeune homme, élégant, classieux, bourré de talent.
Il me déçut par la suite de téléphones pleurant en chansons qui s'en vont et puis reviennent.
Mais je lui restai fidèle au point de ne jamais manquer ses concerts dans la région, jusqu'au dernier en octobre 77 au Palais des Festivals.
Le jour de sa mort, comme des millions de français, j'étais dévasté.
Les chansons qui me font encore "groover" :
J'attendrai
Tout le monde a besoin d'amour
Reste
Monsieur le biznessman (du jazz, carrément !)
C'est la même chanson (enregistrée à Detroit, chez Tamla !)
Aime moi ou quitte moi ! (pour les meetings de Sarko ?)
Rien Rien Rien (reprise disjonctée du "I was made to love her" de Stevie Wonder
Hip Hip Hip Hurrah (écrite par ... Gainsbourg)
et, bien sûr, "Comme d'habitude" dont il enregistra la première et meilleure version à ce jour.
La photo est de Jean Marie Périer pour SLC.

Les votes du parti de Bayrou depuis 2002

Intéressant : http://www.lemonde.fr/web/articleinteractif/0,41-0@2-823448,49-876601,0.html

Rosa, Louise, et les autres ...

Dans Libération, c'est la chronique de Pierre Marcelle que je lis en premier.
A lui seul, il maintient le Libé qu'on a tant aimé.
http://www.liberation.fr/rebonds/237543.FR.php

lundi 26 février 2007

YELLOW SUBMARINE


A son tour, Sarkozy, interrogé par le même journaliste de RMC (!) se plante sur le nombre de sous marins nucléaires français.
1) Ca t'apprendra à traiter les autres de Becassine !
2) Si on coulait tous les sous marins nucléaires de la planète, ce ne serait pas plus mal.

dimanche 25 février 2007

PUBLICITE MENSONGERE

Avant (photo que j'ai faite en 2000)

Après (photo Paul Adam ces jours-ci)

Si la fnac a manqué d'humour, le commerçant du souk de Marrakech, lui, ne manque pas de ressources !


Seiches (seppie) à l'encre ... de seiche

J'ai pris cette photo à Venise en septembre.
Ce soir je me lance : les pôvres !

VIVE LA SOCIAL-ECONOMIE

Je ne dépenserai que 20 Milliards, mais je multiplierai les emplois comme des petits pains.
(Saint François Nini - 2007 après JC)
Zimage (pieuse) extraite du "Roi des rois" de Nick Ray qui reste un "sacré" bon film.

Mondanités

La "démocratie chrétienne" à la française, héritière du Mrp d'Antoine Pinay et du "centre démocrate" de Jean Lecanuet (son "père spirituel", sans doute oublié aujourd'hui) est représentée dans le débat actuel par l'ineffable F.Bayrou qui a su, en quelques mois, se composer une image de candidat consensuel, ni de droite ni de gauche.
Quant on regarde l'historique du monsieur, ex-ministre de Balladur, trop trouillard pour faire la moindre réforme au ministère de l'éducation, puis soutien sans faille au gouvernement de Raffarin et, tournant casaque lors du CPE pour voter la censure avec le PS (mon Dieu, vous rendez vous compte, ma soeur ?) dans la perspective évidente de l'élection présidentielle qui pointait à l'horizon, on a le droit de s'apitoyer sans aucune méchanceté pour ceux qui, au détour des dîners en ville, tels Saint Paul sur le chemin de Damas, ont eu la révélation divine de l'homme qui a vu l'homme ...
On versera une larme de compassion ou on se fendra la gueule : comment des citoyens apparemment en pleine possession de leurs moyens peuvent-ils tomber dans ce panneau ?
Entre une gauche qui se veut progressiste et la droite très à droite de Sarkozy, Bayrou (-flaquettes, j'ai pas pu résister) est LE candidat conservateur.
On dépensera rien : normal, on va rien bouger !
Le pire, c'est qu'on retrouve, dans cet électorat qui a perdu sa boussole, les mêmes qui, en 2002 ont choisi leur candidat de premier tour comme on choisit son café dans les rayons de Carrefour (le centre est toujours au carrefour, d'ailleurs).
Nonobstant que nos nouveaux centristes, mêlant leurs voix à la "droite modérée" d'obédience catholique, ne veulent pas comprendre que Le Pen est, comme toujours, sous-estimé par les sondages, ils feignent de croire le discours "union nationale" du candidat de l'udéèffe.
DSK (ouais, "j'le prendrai volontiers comme premier minisse") ayant décidé, avec Jospin et d'autres, de s'investir enfin vraiment dans la campagne de Mme Royal, on peut se demander, le monsieur une fois élu, avec qui il gouvernerait.
Nos amis égarés dans le marigot bayrouiste savent pertinemment, ou peut être pas, que :
- entre les deux tours, qu'il soit 3ème ou, plus probable, 4ème, ce bon Monsieur François ne donnera pas de consigne de vote.
- que les députés de son groupe ont été élus avec le soutien de l'uèmepé, et que, s'il déconne, la même uèmepé leur mettra des candidats dans les roues.

Oui, mais voilà, ils n'aiment pas la voix de Ségolène, ou ses tailleurs, ou sa façon de marcher.
Ou ils "pensent" (tu parles : la propagande médiatique l'a tambouriné !) qu'elle est incompétente.
Enfin, sans doute moins compétente qu'un mec.

Femmes

"Madame Royal, elle a bien de la chance de vous avoir."
(Richard Bohringer, hier soir à la télévision)

Quel est le plus beau film du monde ? (2)

N'importe quel film d'Akira Kurosawa.

samedi 24 février 2007

Ratzinger.


"SARKO IZNOGOUD"



C'est le titre nouveau du spectacle du "Caveau de la République".

Que du bon actuellement : Perrin, Aduh, Thomas, Zeu Dogz, Adam, Détroit et, de temps en temps, l'excellentissime Gustave Parking.

Les lorrains "Lobo et Mie" viennent troubadouriser quelquefois : leur chanson sur l'inévitable Sarkozy fait un tabac.


Zeu Dogz est un duo qui fait dans l'humour "jeune" : trash, chamboulant, iconoclaste.

Dotez Eric et Ramzy de cerveaux, ajoutez du talent, touillez : voilà.

Hier soir, en fond de salle, Eric, Gwen, Gilles et moi pleurions de rire.


Quel est le plus beau film du monde ?

Peut être "Senso", qui est introuvable en DVD avec s.t français ?

jeudi 22 février 2007

MEZE















C'est en face de Sète, près de Bouzigues où l'on pratique la conchyliculture...
Ne cherchez pas plus longtemps et cessez vos jeux de mots stupides :
c'est la culture des huîtres, moules et autres coquillages















"Chez Tintin", au bord de l'étang de Thau, on déguste les produits des conchyliculteurs voisins.
On en sort précédé d'une haleine aillée à faire fuir un adepte de la cuisine au beurre.