Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

mardi 12 juillet 2011

Venise, juillet 2011, en guise de carnet de voyage

  J'ai embarqué à bord du navire-amiral,

vu des gens qui ne me ressemblent pas,

pris une vraie photo "de touriste",

essayé de comprendre les subtilités de la langue,

failli tomber au champ d'honneur,

croisé deux vrais vénitiens,
(la mamma lisait et commentait le "giornale"
pour son homme)

j'ai vu comment l'artiste

créait ses êtres étranges,

j'ai eu envie de crier "au fou !",
(parce que, bon, vu le nombre de ponts, faut être taré pour entrer en ville flottante avec un vélo)

compris ce que l'on nomme le "paradoxe italien",

été surpris, une fois de plus, qu'on vénère cet homme,

j'ai vu la vierge et un saint martyr,

dans cette cour, de joyeux drilles,


comme partout, et ici plus qu'ailleurs, un cinéma mort*,

j'ai vu, à Padova (Padoue) un enfant subjugué ; non pas par un écran, mais par des nénuphars venus d'ailleurs, 
très loin,

j'ai, aussi,
fait d'excellents repas 
Toutes les photos SC, sauf * RG

Notes pour ceux qui ne sauraient se contenter d'images, si belles soient-elles...

Actuellement se déroule la Biennale : outre les deux points d'ancrage de la Fondation Pinault -Pointe de la Douane et Palazzo Grassi (photo à "cliquer")- où, comme d'habitude, on est stupéfait par l'inventivité de tous ces artistes contemporains, les expositions et autres installations jalonnent le parcours dans la Sérénissime.
La cité des doges aime à prouver qu'elle vit avec son temps.
Les oeuvres les plus extravagantes trouvent leur place sur le carrelage vénitien si particulier, sous les fresques baroques, s'y intègrent admirablement : tout un état d'esprit.

On ne peut s'empêcher de sourire aux déboires d'Aillagon au Château de Versailles qui installa les oeuvres de Jeff Koons puis de Murakami, donnant lieu à une levée de boucliers d'autoproclamés "gardiens du temple" : à Venise, le caniche de Koons (photo) aboya devant le Palazzo Grassi pendant plusieurs mois, mitraillé chaque jour par des milliers d'objectifs !
Aujourd'hui encore, on vend dans les musées vénitiens des poster représentant le dit toutou, c'est dire !
C'est en partie à cause de cette sorte de pisse-froids que François Pinault, sans doute écoeuré (on le comprend) renonça à son super projet de l'île Seguin et transporta son immense collection à Venise où la Municipalité ne se fit pas prier pour lui ouvrir les bras.

C'était la première fois que je restais si longtemps sur la lagune : ce n'était pas assez...
Il y a longtemps que je n'ai publié d'article aussi long, non ?

Enfin, pour terminer, si vous allez à Venise un jour,
méfiez-vous
du

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