Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

lundi 24 novembre 2008

D'hiver...


De sources professionnelles, on sait combien la saison est dure pour le spectacle vivant en ces temps de crise et de baisse du fameux pouvoir d'achat : ainsi, des pièces aussi bien mises en scènes et interprétées que "Equus" au Marigny récemment passé entre les mains de Pierre Lescure n'ont pas "fonctionné".

Le "Clérambard" de Marcel Aymé interprété par J.M Bigard a, lui, quitté précipitamment l'affiche faute de spectateurs.

On n'en déduira pas pour autant que les directeurs de Théâtre, de plus en plus loueurs de garages au demeurant, vont envisager plus sérieusement leur programmation, plutôt que d'afficher des adaptations de films avec des "gloires" du (tout) petit écran au fronton de leurs salles.

Pathétique et désespérée tentative de rameuter
le chaland que celle qui consiste à barrer une affiche d'un "Triomphe exceptionnel : prolongations" comme je l'ai vu ce matin d'un "Grease" dont tout Paris sait bien qu'il s'agit-là d'un bide retentissant.
Mais l'on espère attirer le gogo touriste pour les fêtes afin de limiter les dégâts.
*

Sinon, le vieux con qui sommeille en moi se réjouit de l'arrivée du froid qui lui permet de rédiger plus sereinement, les premiers frimas ayant pour effet de réduire la présence des élèves du lycée technique sous mes fenêtres, et les aboiements qui vont avec.
Les jeunes filles, notamment, ne peuvent apparemment s'exprimer sans vociférer, ce qui, vous me l'accorderez, donne un piètre aperçu de leur féminité.

Ce n'est qu'une impression, mais ne serait-ce pas
la musak qu'elles écoutent qui les inclineraient à penser que rien ne peut se dire qui ne soit hurlé ?

-"Chanteuse" (encore ?) à la mode-

Tiens, j'en profite pour m'énerver de l'appellation "èrenebi" accolée à un genre de zique qui n'est qu'un piètre alliage de soul-rythm and blues (très peu)-dance music (plutôt).
Le rythm and blues, le vrai, étant, comme son nom l'indique (l'indiquait) le mariage du rythme et du blues, illustré par des "showmen" pas frelatés qui s'appelaient James Brown, Wilson Pickett, Rufus Thomas, Otis Redding et autres artistes noirs d'avant quand c'était mieux.

Exemple :





Mais elle, on l'invitait dans les festivals de jazz.




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