Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)
dimanche 2 décembre 2007
samedi 1 décembre 2007
Geôles.

Eh bien voilà, la série Prison Break m'a rattrapé : certes, c'est manichéen en diable (les méchants sont odieux, les gentils iront au paradis), c'est hyper-violent (je ne montrerais pas ça au gamin de la voisine) mais c'est taillé pour vous tenir en haleine au point qu'on enchaînerait les épisodes jusqu'à pas d'heure.
Le ressort dramatique est tendu à exploser, les péripéties se succèdent à vitesse supersonique, les surprises déboulent comme dans un film d'horreur, on s'attache aux personnages ou on les hait, bref, comme on dit (trop), c'est efficace.
Au point qu'en trois jours, j'en suis arrivé au 3ème disque de cette "première saison" (c'est pas comme dans Vivaldi : c'est hiver+hiver+hiver).
Je me suis fait avoir : vivement la suite !
Erlkönig (Le roi des aulnes) (Schubert)
Trop d'la balle !
On pourra accessoirement lire ou relire le roman éponyme de Michel Tournier.
vendredi 30 novembre 2007
Une journée sans lui.
Aujourd'hui, on ne parlera pas de "truc" puisque c'est la journée sans "machin".
Hier, "chose" a parlé à la télé pour nous dire qu'on était fauché, qu'on abolirait pas les 35 h, mais que si, en fait, en se camouflant un peu, on pourrait les réduire à peau de chagrin.
"Bidule" a dit en fronçant les sourcils -il était pas content du tout, hein !- que les jeunes des cités étaient des voyous, tout ça, niant qu'il y ait le moindre malaise social.
César savait qu'il fallait diviser pour régner, "tartempion" adore dresser les gens les uns contre les autres et désigner des "individus" en un terme gendarmesque issu des manuels de formation des écoles de police (on ne se refait pas).
Bref, avant la publication du sondage de samedi dans "Le Figaro magazine" de Mougeotte qui, pour la première fois le place sous les 50%, "duschmoll" nous refait sa "com" avec ses effets de manches habituels.
On remarquera qu'ici, depuis fort longtemps, je n'use que de surnoms pour le désigner : je continue, bien sûr.
Hier, "chose" a parlé à la télé pour nous dire qu'on était fauché, qu'on abolirait pas les 35 h, mais que si, en fait, en se camouflant un peu, on pourrait les réduire à peau de chagrin.
"Bidule" a dit en fronçant les sourcils -il était pas content du tout, hein !- que les jeunes des cités étaient des voyous, tout ça, niant qu'il y ait le moindre malaise social.
César savait qu'il fallait diviser pour régner, "tartempion" adore dresser les gens les uns contre les autres et désigner des "individus" en un terme gendarmesque issu des manuels de formation des écoles de police (on ne se refait pas).
Bref, avant la publication du sondage de samedi dans "Le Figaro magazine" de Mougeotte qui, pour la première fois le place sous les 50%, "duschmoll" nous refait sa "com" avec ses effets de manches habituels.
On remarquera qu'ici, depuis fort longtemps, je n'use que de surnoms pour le désigner : je continue, bien sûr.
jeudi 29 novembre 2007
Prési-"dents" en danger !
Ce soir, Nick Sark sera interrogé par Arlette Chabot et PPDA.
Ca fout les jetons, non ?
Ca fout les jetons, non ?
Crèmeries et salaisons.
A l'heure ou plusieurs centaines de consommateurs -dans consommateurs, il y a "mateurs"- faisaient la queue, hier, pour accèder à l'"iphone" de Mac Intoche, la vie continuait.
A l'Intermarché du boulevard Ornano, on propose des "premiers prix" à ceux qui ne peuvent s'offrir les "marques" ; "Top Budget", ça s'appelle.
Dans les produits vendus sous cette appellation, on trouve quantité de saloperies chimiques à vous dégoûter d'être "économiquement faible" comme on disait à Antibes quand j'étais petit et que nous sollicitions un crédit au "Bon lait" pour attendre la "solde".
J'ai maintenant presque honte de sortir un camembert "Lepetit"* du caddy devant un client qui topbudgétise plein le cabas.
Un peu plus "haut de gamme", pour les un peu moins pauvres, il y a les "Leader Price".
Les produits sont souvent bons si la fréquentation de La Grande Epicerie ou de Fauchon* ne vous a pas rendu trop difficile.
J'en achète fréquemment, ce qui me permet d'analyser le pourquoi de la différence de prix avec les marques qui font de la pub à la télé.
Ce qui permet de vendre moins cher tout en faisant du profit, c'est le conditionnement : on ne met pas de feuille de plastique, par exemple, entre les tranches de jambon cru ce qui en rend la séparation plus ardue (il faut une pince à épiler).
D'ailleurs, la pince à épiler et une paire de ciseaux ou un couteau bien affuté (mais attention : prévoir une trousse d'urgence) seront nécessaires à l'ouverture de votre contenant.
Ils ont quand même marqué "ouverture facile" pour faire comme les grands et, en bas, à droite, il est écrit "tirez ici" comme chez Madrange*.
D'abord, vous faites comme vous avez appris chez Fleury Michon* : vous y allez tranquilou avé l'ongle, d'un geste qui se veut assuré.
Mais là ça se complique, ça veut pas : la fine pellicule fait de la résistance, s'obstinant à adhérer à la barquette de carton plastifié ; vous l'entendez gueuler "je suis là pour protéger le produit, je le protège !".
Vous essayez alors d'y aller (doucement, hein) avec la pointe de votre couteau et ça veut pas non plus.
Excédé, vous vous résignez à couper le coin avec les ciseaux et vous parvenez enfin au but.
Là vous tirez le plastoc et patatras : ça se déchire dans tous les sens, ce qui a pour effet, quand vous avez prélevé votre tranche de jambon pour vous faire un croque-monsieur (ou madame selon vos attirances) de laisser votre marchandise à l'air libre dans le frigo.
Et vos tranches de jambon, dès demain, vous allez les trouver racornies, avec une sale couleur et une consistance cartonneuse.
Vous me direz, car vous avez le sens pratique : -Pianiste à la manque, tu dois avoir chez toi du "film transparent" et y envelopper ton jambon, eh, patate !
Voui, mais si votre film truc, vous l'avez acheté chez LP et que, donc, c'est pas du "Albal", eh bien, voyez-vous, c'est du film déchirable.
Parfaitement.
Pour le lait UHT, c'est pareil : l'opercule en alu, sous le bouchon à vis, y veut jamais non plus : faut faire un trou.
Le lait en boîte, lui, est vachement vicieux : il dispose d'un anneau à tirer comme sur les canettes, mais ce salaud d'anneau vous reste à tous les coups dans la main et il y a une photo à faire tellement vous avez l'air con.
Il faudra faire appel dans ce cas à un ouvre-boîte ou, à défaut, à un marteau et un clou pour pratiquer deux trous afin que le liquide de pis s'écoule, et pis c'est tout.
Pour les fromages, ne tergiversez pas, de toutes façons c'est râpé, si je puis dire : vous ne parviendrez jamais à ouvrir correctement l'emballage de votre Cantal (jeune) qui est scellé, le scélérat.
Etre pauvre (et par les temps qui couvrent, ça vous fait des majorités), ça se mérite, Monsieur.
*Article libre de toute publicité.
Dudley Moore Beethoven Sonata Parody
Sur le thème principal du film "Le pont de la rivière Kwaï", Moore improvise un Beethoven plus vrai que nature. Gonflé, drôle et virtuose !
mercredi 28 novembre 2007
Etat des vieux.
Mère attendit des années, jusqu'au moment de la retraite du paternel, avant que d'acquérir un lave-linge.
Auparavant, elle s'acharnait à faire tourner à longueur de temps une de ces petites machines portables de couleur bleue dont le tuyau d'évacuation en caoutchouc déversait ses eaux sales dans la baignoire, laquelle Calor succédait elle-même à une bonne vieille lessiveuse, appareil antédiluvien dans tous les sens du terme dont la plupart d'entre nous sans doute ne soupçonne même pas qu'un tel instrument pour ménagères-esclaves ait pu exister.
On reproduit sans doute les évènements antérieurs, car j'ai moi-même attendu l'âge mûr pour abandonner enfin brosses et gratounettes diverses : je proclame aujourd'hui que l'inventeur du lave-vaisselle est un génie !
Je ne cesse de m'émerveiller de l'éclat de mes verres et couverts à l'issue du cycle lavage-rinçage-séchage, emportant avec d'infinies précautions les assiettes encore chaudes vers leur placard de destination.
Finis les amoncellements de vaisselle sale dans l'évier et les relents des agapes de la veille à l'heure du petit déjeuner.
Que c'est bon de vieillir.
Quand on fréquente des "jeunes", faut avoir du Coca en permanence dans son frigo : le jeune disciple qui me rend visite à jour fixe doit pouvoir s'en abreuver jusqu'à plus soif.
La firme américaine a dû plancher longuement sur le sujet, sa bouteille plastique d'1,5 l, voire de 2 (!) nous permet de le vérifier qui, après ouverture, perd en deux ou trois jours quelques milliers de bulle, se rendant tout juste à soigner une éventuelle gastro-entérite, écrivè-je en touchant du bois.
Je viens donc de mettre dans la poubelle jaune -car je suis écologiste- 4 bouteilles à demi-entamées d'un liquide à tout jamais dégazé.
Je proteste donc énergiquement auprès du service consommateurs de Coca Cola Inc. : tous les clients de la firme ne sont pas des jeunes gens consommant un litre de coke par demi-journée !
S'ils ne revoient pas leur conditionnement, je les menacerai d'acheter dorénavant du Pepsi !
Bon allez, sans rancune :
Auparavant, elle s'acharnait à faire tourner à longueur de temps une de ces petites machines portables de couleur bleue dont le tuyau d'évacuation en caoutchouc déversait ses eaux sales dans la baignoire, laquelle Calor succédait elle-même à une bonne vieille lessiveuse, appareil antédiluvien dans tous les sens du terme dont la plupart d'entre nous sans doute ne soupçonne même pas qu'un tel instrument pour ménagères-esclaves ait pu exister.
On reproduit sans doute les évènements antérieurs, car j'ai moi-même attendu l'âge mûr pour abandonner enfin brosses et gratounettes diverses : je proclame aujourd'hui que l'inventeur du lave-vaisselle est un génie !
Je ne cesse de m'émerveiller de l'éclat de mes verres et couverts à l'issue du cycle lavage-rinçage-séchage, emportant avec d'infinies précautions les assiettes encore chaudes vers leur placard de destination.
Finis les amoncellements de vaisselle sale dans l'évier et les relents des agapes de la veille à l'heure du petit déjeuner.
Que c'est bon de vieillir.
Quand on fréquente des "jeunes", faut avoir du Coca en permanence dans son frigo : le jeune disciple qui me rend visite à jour fixe doit pouvoir s'en abreuver jusqu'à plus soif.
La firme américaine a dû plancher longuement sur le sujet, sa bouteille plastique d'1,5 l, voire de 2 (!) nous permet de le vérifier qui, après ouverture, perd en deux ou trois jours quelques milliers de bulle, se rendant tout juste à soigner une éventuelle gastro-entérite, écrivè-je en touchant du bois.
Je viens donc de mettre dans la poubelle jaune -car je suis écologiste- 4 bouteilles à demi-entamées d'un liquide à tout jamais dégazé.
Je proteste donc énergiquement auprès du service consommateurs de Coca Cola Inc. : tous les clients de la firme ne sont pas des jeunes gens consommant un litre de coke par demi-journée !
S'ils ne revoient pas leur conditionnement, je les menacerai d'acheter dorénavant du Pepsi !
Bon allez, sans rancune :
Taule.
Je n'ai jamais été très "séries tv" : j'ai néanmoins été un "Six feet under's addict" et j'ai beaucoup apprécié "Rome".
G. me bassinait depuis des lustres avec "Prison Break" dont la 1ère "saison" (?!) m'a été prêtée par E. hier lors de notre soirée Kubrick.
Je m'y attelle ce soir en écran large et son multicanaux.
Quel est le plus beau film du monde ? (22)
Public et critiques attendaient un film "de cape et d'épée", une sorte de moderne "Scaramouche".Il n'en fut évidemment rien et, comme d'habitude, Kubrick vint où l'on ne l'attendait pas.
Cinématographie maîtrisée de bout en bout, bande son en état de grâce, plans "au petit point", mouvements de caméra vertigineux, photographie somptueuse -chaque image est une toile de maître !- : Barry Lyndon nous conte sur trois (courtes) heures la grandeur et la déchéance d'un homme comme les autres. L'histoire d'une vie.

"Se faire enfumer le terrier. Ou pas..."
[...]La démocratie, c’est la vérité du jour de sondages impressionnistes et incontrôlables...[...]
C'est dans la chronique nécessaire de Pierre Marcelle, hier, allez-y voir ici clic
Vous ne le regretterez pas.
C'est dans la chronique nécessaire de Pierre Marcelle, hier, allez-y voir ici clic
Vous ne le regretterez pas.
T'empêches tout le monde de dormir !
Enfin !
Le PS trouve de quoi sortir de sa léthargie, un angle d'attaque sur un sujet qui lui permet de se rassembler, ce "pouvoir d'achat" qui préoccupe à juste titre nos concitoyens.
[...]Il y a tout de même certains sujets qui ne sèment pas la discorde chez les socialistes. Ainsi celui du pouvoir d’achat, sur lequel le PS s’apprête à lancer l’offensive contre le gouvernement. A la base d’une proposition de loi débattue demain, il dégaine dix mesures portant sur les salaires (conférence salariale pour l’augmentation du Smic, plan de rattrapage des traitements de la fonction publique), les produits alimentaires (incitation fiscale à la baisse des prix des produits de première nécessité, répercussion des marges arrières en faveur des consommateurs), le logement (encadrement des loyers), et l’énergie (rétablissement de la TIPP flottante, généralisation du chèque transport).[...]
Dans Libération ce jour.
Le PS trouve de quoi sortir de sa léthargie, un angle d'attaque sur un sujet qui lui permet de se rassembler, ce "pouvoir d'achat" qui préoccupe à juste titre nos concitoyens.
[...]Il y a tout de même certains sujets qui ne sèment pas la discorde chez les socialistes. Ainsi celui du pouvoir d’achat, sur lequel le PS s’apprête à lancer l’offensive contre le gouvernement. A la base d’une proposition de loi débattue demain, il dégaine dix mesures portant sur les salaires (conférence salariale pour l’augmentation du Smic, plan de rattrapage des traitements de la fonction publique), les produits alimentaires (incitation fiscale à la baisse des prix des produits de première nécessité, répercussion des marges arrières en faveur des consommateurs), le logement (encadrement des loyers), et l’énergie (rétablissement de la TIPP flottante, généralisation du chèque transport).[...]
Dans Libération ce jour.
Le spectacle continue.
Avant d'atteindre un état nauséeux, jetez un oeil à midi ou ce soir sur vos journaux télé : Nick Sark est de retour et ça va se savoir !
mardi 27 novembre 2007
Brrr.
Nick Sark présentant son fils Pierre au premier ministre chinois :
"On va vous l'envoyer, il a besoin d'autorité".
"On va vous l'envoyer, il a besoin d'autorité".
Pantin le matin, gaillard le soir.
Incorrigible, je sais, mais ça me met de bonne humeur.
Et c'est tout de même Eric Charden qui composa la musique.
Si vous y trouvez des réminiscences de Peer Gynt de Grieg... vous avez raison : quelle culture musicale !
"Cadeau de Noël à la mode par excellence !"
Les publicités comme ci-après pullulent sut le net :

lundi 26 novembre 2007
Tadzio pas mort à Venise.
Il y a aussi un festival "off" à Venise.
La vision de J.L. Bompoint est intéressante,avec son moderne Tadzio.
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